—Messieurs! messieurs... bégaya le petit homme, qui, dans sa confusion, avait accueilli la supposition ironique du vicomte comme une chance de salut, je ne puis vous dire... l’honneur... la délicatesse... ne permettez point... de grâce, ne retenez pas madame... Ouvrez la porte, Dovrinski, ouvrez, je vous en prie.

Le Polonais, demeuré étranger à tout ce qui avait précédé, ouvrit et se rangea pour laisser passage à la jeune ouvrière; mais celle-ci n’en profita point. Au milieu du trouble qui, dans le premier instant, ne lui avait permis de rien voir ni de rien entendre, le nom de Marquier, donné à Charles, venait de la frapper. Elle releva la tête, croyant avoir mal entendu.

De Cillart profita de ce retard pour fermer la porte.

—Un moment! s’écria-t-il, nous vivons sous un gouvernement constitutionnel où le roi lui-même doit céder au vœu de la majorité. Or, ici, la majorité demande des éclaircissements. Je somme donc l’honorable amphitryon de répondre à mon interpellation.

—Et nous lui promettons d’être discret, ajouta Arthur.

—Oui, achevèrent toutes les voix, la parole est à Marquier.

—Marquier! répéta Françoise saisie, c’est le nom du maître... de la maison... et non celui de M. Charles.

—Qu’est-ce que M. Charles? demanda de Cillart étonné.

—Assez, Messieurs, interrompit le banquier d’un accent qu’il s’efforça de rendre impérieux; je ne souffrirai pas une plus longue explication!...

—Pardieu! c’est inutile! s’écria Arthur, tout est deviné maintenant, mon cher. De Rossac s’est seulement trompé pour le déguisement; il était de votre côté; c’est un moyen emprunté au Gamin de Paris.