— Tu as vu les types qui sont touchés ?

— Oui. Pauvres diables !

— Tu as vu Wassermann !

— Non !

— Il y est, reprend Planier.

Nous revenons près du lit où un petit homme amaigri se retourne. C’est Wassermann, en effet, le petit sous-officier d’Oran, mais modifié par la fièvre et qui pressent une fin peu éloignée.

— Je vais partir, nous dit-il.

A-t-il quelque vague conscience de nous avoir connus autrefois, ou bien nous considère-t-il à travers le brouillard des dernières heures ?

— Pour un grand voyage ? demande Planier.

— Très grand voyage, détache le malade.