Je vous autorise bien volontiers à mettre mon nom sur la première page du roman que vous allez publier[30]. C'est pour moi un honneur, et j'ai une grande joie à penser que, même hors des frontières de France, je puisse être le soldat de la vérité. Mon nom appartient à tous ceux qui combattent le même combat que moi.

J'ai donc à vous remercier et je vous prie de me croire votre bien dévoué et bien cordial.


A Gustave Flaubert.

Médan, 4 juin 1879.

Mon bon ami,

J'ai une bien ennuyeuse corvée dimanche: je veux aller voir courir le grand prix, pour un chapitre de Nana. Mais je tâcherai de m'échapper le plus tôt possible, et j'irai vous serrer les deux mains, à moins d'obstacles imprévus. En tous cas, je ne quitterai pas Paris sans vous avoir vu. Cela me fera du bien.

Bien affectueusement.


A Henry Céard.