Cher Monsieur Simon,

Vous êtes bien aimable, votre lettre me fait grand plaisir, et je vous remercie de toutes les bonnes choses qu'elle contient.

Mon seul et grand regret sera que notre pièce ne vous ait pas récompensé, sous le rapport des recettes, de toute l'intelligence et de toute la sympathie que vous et vos artistes avez mises à la présenter au public. Je suis bien certain que vous ferez l'impossible pour la soutenir, je ne saurais vous dire combien je suis touché de vos efforts pour sauver cette partie compromise.

Je vais rentrer à Paris et j'irai vous serrer la main, le premier soir où je serai libre.

Dites bien à Mme Kolb que nous parlons souvent du talent qu'elle a dépensé dans le rôle ingrat de Berthe, et que nous sommes navrés de la voir si mal récompensée, elle aussi.

Enfin, il faut payer ses audaces. J'ai encore plus d'ennemis que je ne croyais.

A bientôt, et encore merci.

Cordialement.


A Frantz Jourdain.