Paris, 13 mars 1884.
Merci, mon cher confrère, de la pensée qui vous a fait songer à moi. Mais si vous connaissiez mon horreur de tout spectacle, si vous saviez combien j'exècre payer de ma personne, vous vous expliqueriez et vous me pardonneriez mon refus.
Entre nous, ces banquets me semblent si inutiles et si pleins de banalité! Je les repousserais pour moi de toute ma force, et je n'ai jamais eu le courage d'aller à ceux des autres. Cela vient sans doute de ma nature de solitaire.
Enfin, excusez-moi, et merci encore d'avoir cru qu'on pouvait avoir besoin de moi, lorsque tant d'autres sont de bonne volonté partout où il y a du bruit.
Cordialement à vous.
A Ferdinand Fabre.
Paris, 13 mars 1884.
Merci, mon cher confrère, pour l'aimable envoi du Roi Ramire, que je suis en train de lire. Il y a là une originalité très puissante, cette bonne senteur du terroir que vous possédez à un si haut point. Ce que j'aime surtout dans vos livres, c'est leur solidité, une qualité qui ne court pas les rues.
Bien à vous.