A Georges Montorgueil.
Paris, 8 mars 1885.
J'ai à vous remercier bien vivement, Monsieur et cher confrère, de la très belle et très sympathique étude que vous avez bien voulu consacrer à Germinal.
Ma joie est grande de voir que ce cri de pitié pour les souffrants a été bien compris de vous. Peut-être cessera-t-on cette fois de voir en moi un insulteur du peuple. Le vrai socialiste n'est pas celui qui dit la misère, les déchéances fatales du milieu, qui montre le bagne de la faim dans son horreur! Les bénisseurs du peuple sont des élégiaques qu'il faut renvoyer aux rêvasseries humanitaires de 48. Si le peuple est si parfait, si divin, pourquoi vouloir améliorer sa destinée? Non, il est en bas, dans l'ignorance et dans la boue, et c'est de là qu'on doit travailler à le tirer.
Merci encore, et bien cordialement à vous.
A Zevort[51].
Paris, 21 mars 1885.
Mon cher Zevort,