A Georges Charpentier.
Médan, 25 janvier 1885.
Enfin, mon bon ami, Germinal est terminé! Je vous en envoie les deux derniers chapitres, et je vous prie de m'écrire deux lignes, pour me dire que vous les avez reçus, ce qui me tranquillisera. Veuillez prier l'imprimerie de me composer et de m'envoyer cette fin tout de suite, car mes traducteurs se fâchent et je veux me débarrasser des placards avant de rentrer à Paris.
La longueur de ce sacré bouquin me désespère pour vous. Nous dépasserons seize feuilles.
Et rien autre, si ce n'est que je suis enchanté. Ah! que j'ai besoin «d'un peu de paresse»!
A Ferdinand Fabre.
Médan, 5 février 1885.
Comme je suis en retard, mon cher confrère, pour vous remercier et pour vous féliciter de votre Lucifer. J'étais enfoncé dans le dénouement de mon dernier livre, je ne voulais rien lire, et je vous avais mis de côté, en attendant d'avoir la tête libre. Et je vous achève à l'instant; je trouve que vous n'avez jamais été plus solide ni plus grand. Je sais d'ailleurs que votre œuvre a beaucoup de succès. C'est une grâce des dieux lorsqu'on n'épuise pas trop tôt la popularité et qu'on monte jusqu'au dernier jour dans l'admiration de son époque.
Cordialement.