A Octave Mirbeau.
Médan, 9 août 1888.
Ah! mon cher Mirbeau, voici des années qu'on m'annonce ma fin, et je dure!
Je vous pardonne bien charitablement d'augmenter le mensonge autour de moi, car vous ne savez ce que vous dites, parlant de choses que vous ignorez.
D'ailleurs, je suis tranquille. Vous êtes un croyant, facile aux conversions, et si jamais la vérité se refait en vous sur mon compte, je vous connais d'une assez grande bonne foi pour la confesser.
Bien à vous quand même.
A Alphonse Daudet.
Paris, 21 octobre 1888.