... Si je n'ai pas encore répondu à votre lettre, c'est justement que L'Argent n'est point terminé. J'ai été souffrant, je me suis laissé attarder. Je ne l'aurai guère fini que dans huit à dix jours; et, quand je me suis mis de la sorte en retard, plus rien n'existe, je ne réponds plus à personne. Ce roman m'aura donné une peine effroyable...
A Alphonse Daudet.
Paris, 27 janvier 1891.
Mon cher ami, je pense que vous voulez bien me servir de parrain à la Société des gens de lettres. Je vous envoie ma lettre de demande, en vous priant de me la renvoyer courrier par courrier, car je vais passer quelques jours à la campagne, et je veux auparavant terminer les formalités.
Voici quinze jours que je veux aller vous demander ça de vive voix; et mon sacré bouquin, que je n'ai pas encore terminé, m'a cloué à ma table. Enfin, dès mon retour, j'irai vous dire un grand merci.
Nos vives amitiés à Mme Daudet, et bien affectueusement à vous.
A Ludovic Halévy.
Paris, 30 janvier 1891.