Songez qu'il s'agit presque pour moi d'une question de vie ou de mort littéraire et que j'attends mon jugement avec l'impatience d'un poète de vingt ans.
Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
Au Directeur de la Revue du Mois.
Paris, 16 juillet 1863.
Monsieur,
Je suis employé au bureau de la publicité de la librairie Hachette. C'est là que j'ai pu lire la Revue du Mois et connaître votre grand amour pour la jeunesse et pour la liberté de pensée.
Ne donnerez-vous pas l'hospitalité à un inconnu qui n'a justement pour toute recommandation que cette jeunesse et que cette liberté?
J'ai l'honneur de vous adresser deux pièces de vers dont je suis l'auteur. Je n'ose vous remercier à l'avance de leur insertion et cependant j'ai le plus grand espoir dans mes rimes et dans votre bienveillance.
J'hésite à vous envoyer également des contes en prose que j'ai là tout prêts à partir. Veuillez me dire, je vous prie, si le poète vous fait désirer de connaître le prosateur.