J'espère en vous.
Agréez, monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
A Alphonse Duchesne[8].
Paris, 11 avril 1865.
Monsieur,
Permettez-moi de me présenter moi-même, n'ayant point d'introducteur et préférant ne pas vous mettre en défiance par une protection quelconque.
J'ai publié dernièrement un volume de nouvelles qui a eu quelque succès, je fais au Salut public une revue littéraire, et je donne des articles au Petit Journal. Tel est mon bagage.
Je désire l'augmenter et réussir au plus tôt. Dans ma hâte, j'ai songé à votre journal, comme à la feuille qui peut procurer la notoriété la plus rapide. Je vais donc à vous franchement, je vous envoie quelques pages de prose et je vous demande en toute naïveté: Cela vous convient-il? Si ma petite personnalité vous déplaît, n'en parlons plus; si c'est seulement l'article ci-joint qui ne vous plaît pas, je pourrai en écrire d'autres.