Je suis jeune et, je l'avoue, j'ai foi en moi. Je sais que vous aimez à essayer les gens, à inventer des rédacteurs nouveaux. Essayez-moi, inventez-moi. Vous aurez toujours la fleur du panier.
Je vous prie de vouloir bien accorder quelque attention à mon offre et de me faire connaître votre décision, soit en insérant l'article dans Le Figaro, soit en m'avertissant de le faire reprendre à vos bureaux.
Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.
A Jules Claretie.
Paris, 14 novembre 1865.
Monsieur et cher confrère,
Vous avez eu l'obligeance de présenter mon livre de début aux lecteurs du Figaro; vous aurez sans doute la bonté de leur faire connaître le nouveau roman que je viens de publier[9].
Le livre est mince, et vous n'aurez vraiment pas le temps de vous endormir. Je tiens à être lu avant d'être jugé, préférant un éreintement sincère à quelques mots complaisants.
Une petite place, s'il vous plaît, dans vos prochains échos, et mille fois merci à l'avance.