Pardonnez-moi tout le souci que je vous donne. Je crée vis-à-vis de vous une dette que je tâcherai de payer quelque jour. Je n'ai pu encore parler de votre proposition à M. Templier, mais je ne quitterai pas la maison avant de vous obtenir une réponse.
Veuillez me croire votre tout dévoué et tout reconnaissant.
A Coste.
Paris, 14 juin 1866.
Mon cher Coste,
Je n'ai que dix minutes pour vous répondre. Je pars sur-le-champ à la campagne, où je vais retrouver Paul. Baille part avec moi, et nous resterons une semaine loin de Paris.
Je porte à Paul les quinze francs que vous m'envoyez, et je lui ferai lire votre lettre. Nous ferons ensemble notre acte de contrition, nous reconnaîtrons notre culpabilité à votre égard. Voilà qui doit vous désarmer.
Voici maintenant les nouvelles.
Paul a été refusé, comme de juste, ainsi que Solari et tous ceux que vous connaissez. Ils se sont remis au travail, certains qu'ils ont dix ans devant eux avant de se faire accepter.