Mille fois merci encore.

Votre bien reconnaissant et bien dévoué.

Je suis si pressé que je ne relis pas.


Au même.

Paris, 19 juillet 1868.

Mon cher Duret,

J'ai parfaitement compris la raison de vos coupures. On ne doit cependant que la vérité aux morts.

Je ne sais toujours pas ce que je gagne à La Tribune, et je désire vivement le savoir pour régler mon budget. M. Pelletan, que j'ai entrevu hier, m'a prié de faire mes articles plus courts,—prière que j'ai trouvée juste et raisonnable,—et je crois qu'il m'a fait entendre que je serais payé au mois. Je n'ai pas voulu lui demander une explication plus claire. Je préférerais toucher des appointements mensuels, cela me semblerait plus logique et plus certain. Seulement j'ai peur qu'on ne déprécie beaucoup ma copie,—ceci entre nous. Enfin je m'en remets à la bonne volonté de ces messieurs, et je vous prie de nouveau de me faire connaître leur décision dès qu'ils en auront pris une. La justice serait de me payer les articles que j'ai faits jusqu'ici à cinq sous la ligne, ainsi que cela avait été décidé, et de partir du mois présent pour me payer à l'année.

Il est bien entendu que tout cela est confidentiel. Je cause avec vous en ami. Mes souhaits ne sont pas des prétentions. J'accepte d'avance ce qu'on m'offrira.