30 mai 1870.
Mon cher Duret,
Je ne puis vous donner l'adresse du peintre dont vous me parlez[15]. Il se renferme beaucoup, il est dans une période de tâtonnements, et, selon moi, il a raison de ne vouloir laisser pénétrer personne dans son atelier. Attendez qu'il se soit trouvé lui-même.
J'ai lu votre second article sur le Salon, qui est excellent. Vous êtes un peu doux. Dire du bien de ceux qu'on aime, ce n'est point assez; il faut dire du mal de ceux qu'on hait.
Votre bien dévoué.
A Marius Roux.
Bordeaux, 12 décembre 1870.
Mon cher Roux,
Je te prie d'aller trouver Cabrol de ma part. Tu entreras avec mon laissez-passer que je t'envoie. Va à la préfecture le matin, vers dix heures, le jour même où tu recevras cette lettre, c'est-à-dire jeudi; si tu ne le trouves pas le matin, retourne frapper à sa porte l'après-midi. Il me faut une réponse décisive, et comme je crains qu'il ne me l'envoie pas, je te prie d'aller la chercher.