Je n'ai pas pu attendre une lettre de toi pour t'écrire de nouveau et quoique je n'aie rien à te dire, il m'a pris une telle rage de noircir du papier, que j'ai cédé à la tentation.
Je te serre la main.
Ton ami,
Émile Zola.
Mes respects à tes parents.
Je reçois ta lettre à l'instant.—Elle fait naître en moi une bien douce espérance. Ton père s'humanise; sois ferme, sans être irrespectueux. Pense que c'est ton avenir qui se décide et que tout ton bonheur en dépend.—Ce que tu dis sur la peinture devient inutile, du moment que tu reconnais toi-même les défauts de X***.
Je répondrai à ta lettre sous peu.
XXXV
Paris, 5 mai 1860.