Déjà, ils n'étaient plus ensemble. Ils n'entendaient plus que ce vent furieux, balayant tout, emportant leur vie.

Enfin, à huit heures et demie, Pascal dit simplement:

—Il est temps, Clotilde.

Elle se leva de la chaise où elle était assise. Par instants, elle oubliait qu'elle partait. Tout d'un coup, l'affreuse certitude lui revint. Une dernière fois, elle le regarda, sans qu'il ouvrit les bras, pour la retenir. C'était fini. Et elle n'eut plus qu'une face morte, foudroyée.

D'abord, ils échangèrent les banales paroles.

—Tu m'écriras, n'est-ce pas?

—Certainement, et toi, donne-moi de tes nouvelles le plus souvent possible.

—Surtout, si tu étais malade, rappelle-moi tout de suite.

—Je te le promets. Mais, n'aie pas pour, je suis solide.

Puis, au moment de quitter cette maison si chère, Clotilde l'enveloppa toute d'un regard vacillant. Et elle s'abattit sur la poitrine de Pascal, elle le garda entre ses bras, balbutiante.