—Mourir!... Mais je ne veux pas! Je suis là, je vous aime.
Elle souriait divinement.
—Oh! je puis mourir, puisque vous m'aimez. Cela ne m'effraie plus, je m'endormirai ainsi, sur votre épaule.... Dites-moi encore que vous m'aimez.
—Je vous aime, comme je vous aimais hier, comme je vous aimerai demain.... N'en doutez jamais, cela est pour l'éternité.
—Oui, pour l'éternité, nous nous aimons.
Angélique, extasiée, regardait devant elle, dans la blancheur de la chambre. Mais, peu à peu, un réveil la rendit grave. Elle réfléchissait enfin, au milieu de cette grande félicité qui l'avait étourdie. Et les faits l'étonnaient.
—Si vous m'aimez, pourquoi n'êtes-vous pas venu?
—Vos parents m'ont dit que vous n'aviez plus d'amour pour moi. J'ai manqué aussi d'en mourir.... Et c'est lorsque je vous ai sue malade, que je me suis décidé, quitte à être chassé de cette maison, dont on me fermait la porte.
—Ma mère me disait également que vous ne m'aimiez plus, et j'ai cru ma mère.... Je vous avais rencontré avec cette demoiselle, je pensais que vous obéissiez à Monseigneur.
—Non, j'attendais. Mais j'ai été lâche, j'ai tremblé devant lui.