Au jour, le matou, voyant que je chancelais:

—Vous en avez assez? me demanda-t-il d'un air étrange.

—Oh! oui, répondis-je.

—Vous voulez rentrer chez vous?

—Certes, mais comment retrouver la maison?

—Venez. Ce matin, en vous voyant sortir, j'ai compris qu'un chat gras comme vous n'était pas fait pour les joies âpres de la liberté. Je connais votre demeure, je vais vous mettre à votre porte.

Il disait cela simplement, ce digne matou. Lorsque nous fûmes arrivés:

—Adieu, me dit-il, sans témoigner la moindre émotion.

—Non, m'écriai-je, nous ne nous quitterons pas ainsi. Vous allez venir avec moi. Nous partagerons le même lit et la même viande. Ma maîtresse est une brave femme…

Il ne me laissa pas achever.