—Depuis quatorze ans, c'est enterré. On t'a répété vingt fois que, dès la quatrième prime, nous n'avons pu donner les deux mille francs.
—Ça ne fait rien, murmura-t-il en clignant l'oeil, on parle de cette assurance à la famille, et on prend du temps pour payer la dot…. Jamais on ne paie une dot.
Révolté, M. Josserand se leva.
—Comment! voilà tout ce que vous trouvez à nous dire!
Mais l'oncle se méprenait, insistait sur l'usage.
—Jamais, entendez-vous! On donne un acompte, on sert la rente. Voyez monsieur Vabre lui-même…. Est-ce que le père Bachelard vous a payé la dot d'Éléonore? non, n'est-ce pas? On garde son argent, parbleu!
—Enfin, c'est une saleté que vous me conseillez! cria M. Josserand. Je mentirais, je ferais un faux en produisant la police de cette assurance….
Madame Josserand l'arrêta. L'idée suggérée par son frère, l'avait rendue grave. Elle s'étonnait de ne pas y avoir songé.
—Mon Dieu! comme tu prends feu, mon ami…. Narcisse ne te dit pas de faire un faux.
—Bien sûr, murmura l'oncle. Pas besoin de montrer les papiers.