La pâleur de M. Josserand augmentait. Il murmura:

—Je t'en supplie, Éléonore…. Je t'abandonne mon père, je t'abandonne toute ma famille…. Seulement, je t'en supplie, laisse-moi. Je ne me sens pas bien.

Berthe, apitoyée, avait levé la tête.

—Maman, laisse-le, dit-elle.

Alors, se tournant contre sa fille, madame Josserand repartit avec plus de violence.

—Toi, je te gardais, attends un peu!… Oui, depuis hier, j'amasse. Mais, je te préviens, ça déborde, ça déborde…. Avec ce calicot, si c'est possible! Tu as donc perdu toute fierté? Moi, je croyais que tu l'utilisais, que tu étais aimable, juste assez pour lui faire prendre à coeur la rente, en bas; et je t'aidais, je l'encourageais…. Enfin, dis-moi quel intérêt as-tu vu là dedans?

—Aucun, bien sûr, balbutia la jeune femme.

—Pourquoi l'as-tu pris alors? C'était encore plus bête que vilain.

—Tu es drôle, maman: on ne sait jamais, dans cas affaires-là.

Madame Josserand s'était remise à marcher.