Mais l'angoisse nerveuse de Pierre, malgré son effort pour la calmer, augmentait de seconde en seconde, même devant cet océan de ténèbres, d'une souveraine paix. Il s'écarta de la fenêtre, il tressaillit de tout son être en entendant un léger bruit de pas et en croyant qu'on venait le chercher. Le bruit sortait de la salle voisine, la salle du petit trône, dont il s'aperçut alors que la porte était restée entr'ouverte. N'entendant plus rien, il se hasarda, dans sa fièvre d'impatience, il allongea la tête, pour voir. C'était encore une salle tendue de damas rouge, assez vaste, avec un fauteuil doré, recouvert de velours rouge, sous un baldaquin de même velours; et l'on y trouvait l'inévitable console, le haut crucifix d'ivoire, la pendule, la paire de lampes, les candélabres, deux grands vases sur des socles, deux autres de moyenne taille, sortis de la manufacture de Sèvres, ornés d'un portrait du Saint-Père. Pourtant, on sentait là plus de confortable, le tapis de Smyrne recouvrait le dallage entier, quelques fauteuils s'alignaient contre les murs, une fausse cheminée, drapée d'étoffe, servait de pendant à la console. Le pape, dont la chambre ouvrait sur cette salle, y recevait d'habitude les personnages qu'il voulait honorer. Et le frisson de Pierre augmentait, à l'idée qu'il n'avait plus qu'une pièce à traverser, que si près de lui, derrière cette simple porte de bois, était Léon XIII. Pourquoi le faisait-on attendre? Se préparait-on à le recevoir dans cette pièce, pour ne pas l'admettre dans une intimité trop étroite? On lui avait conté des visites mystérieuses, reçues à pareille heure, des personnages inconnus introduits de même façon, silencieusement, de grands personnages dont on murmurait les noms très bas. Lui, ce devait être qu'on le jugeait compromettant, qu'on désirait causer à l'aise, sans paraître s'engager en rien, à l'insu de l'entourage. Puis, brusquement, il s'expliqua la cause du bruit qu'il avait entendu, en apercevant, sur la console, près de la lampe, une petite caisse de bois, une sorte de profond plateau à anses, où se trouvait la desserte d'un souper, la vaisselle, le couvert, la bouteille et le verre. Il comprit que monsieur Squadra, ayant remarqué cette desserte dans la chambre, venait de l'apporter là, puis qu'il devait être rentré faire un bout de ménage. Il savait la grande frugalité du pape, ses repas pris sur un étroit guéridon, le tout apporté à la fois dans cette petite caisse, une viande, un légume, deux doigts de bordeaux par ordonnance du médecin, du bouillon surtout, des tasses de bouillon qu'il aimait à offrir aux vieux cardinaux, ses favoris, comme on offre du thé, tout un régal réparateur de vieux garçons. L'ordinaire de Léon XIII était fixé à huit francs par jour. O débauches d'Alexandre VI, ô festins et galas de Jules II et de Léon X! Mais il y eut un nouveau petit bruit, venu de la chambre, qu'il ne put s'expliquer, et il fut terrifié de son indiscrétion, il se hâta de retirer sa tête, en croyant voir toute la salle rouge du petit trône flamber d'un brusque incendie, dans la paix morte où elle dormait.
Alors, il préféra marcher à pas étouffés, trop frémissant pour rester immobile. Ce monsieur Squadra, il se souvenait maintenant d'en avoir entendu parler par Narcisse: tout un gros personnage, l'homme le plus important, le plus influent, le valet de chambre bien-aimé de Sa Sainteté, qui seul pouvait la décider, les jours de réception, à mettre une soutane blanche propre, si celle qu'elle portait se trouvait par trop salie de tabac. Sa Sainteté s'obstinait également à s'enfermer chaque nuit toute seule dans sa chambre, sans vouloir que personne couchât près d'elle, par indépendance, on disait aussi par inquiétude d'avare, qui entend dormir seul avec son trésor; ce qui causait de continuelles inquiétudes, car il n'était guère raisonnable qu'un vieillard de cet âge se barricadât de la sorte; et monsieur Squadra couchait seulement dans une pièce voisine, mais l'oreille aux aguets, toujours prêt à répondre au plus léger appel. C'était lui encore qui intervenait avec respect, lorsque Sa Sainteté veillait trop tard, travaillait trop. Sur ce point pourtant, elle entendait difficilement raison, se relevait durant les heures d'insomnie, l'envoyait réveiller un secrétaire, pour dicter des notes, jeter sur le papier un projet d'encyclique. Quand la rédaction d'une encyclique la passionnait, elle y aurait passé les jours et les nuits, de même que jadis, quand elle se piquait de belle versification latine, l'aube la surprenait parfois en train de polir une strophe. Elle dormait fort peu, en proie à un continuel travail, d'une activité cérébrale extraordinaire, toujours hantée par la réalisation de quelque volonté ancienne. La mémoire seule avait un peu faibli, dans les derniers temps. Et peut-être bien que monsieur Squadra venait de trouver Sa Sainteté plus souffrante, à la suite d'un excès de travail, puisque, la veille encore, on la disait si malade, et que le plus souvent, d'ailleurs, elle dédaignait de se soigner.
Tandis qu'il continuait à marcher doucement, Pierre était ainsi envahi peu à peu par cette haute et souveraine figure. Des détails infimes de la vie quotidienne, il montait à la vie intellectuelle, à ce rôle d'un grand pape que Léon XIII entendait certainement jouer. Il avait vu, à Saint-Paul hors les murs, se dérouler la frise interminable où sont représentés les portraits des deux cent soixante-deux papes; et il se demandait, dans cette longue suite de médiocres, de saints, de criminels et de génies, quel était le pape auquel Léon XIII aurait voulu ressembler. Était-ce un des premiers papes, si humbles, un de ceux qui se sont succédé pendant les trois premiers siècles de vie cachée, simples chefs d'associations funéraires, pasteurs fraternels de la communauté chrétienne? Était-ce le pape Damase, le premier grand bâtisseur, le cerveau lettré qui se plut aux choses de l'esprit, le croyant de foi vive qui ouvrit les catacombes à la piété des fidèles? Était-ce Léon III, dont la main hardie, en sacrant Charlemagne, acheva la rupture avec l'Orient que le grand schisme avait déjà séparé, porta l'empire à l'Occident par l'unique et toute-puissante volonté de Dieu et de son Église, qui dès lors disposa des couronnes? Était-ce le terrible Grégoire VII, le purificateur du temple, le souverain des rois, était-ce Innocent III, était-ce Boniface VIII, les maîtres des âmes, des peuples et des trônes, armés de l'excommunication farouche, régnant sur le moyen âge épouvanté, dans une telle domination, que jamais le catholicisme ne devait réaliser d'aussi près son rêve? Était-ce Urbain II, était-ce Grégoire IX, ou un autre des papes dans le cœur desquels flamba la passion rouge des croisades, le besoin d'aventures saintes qui souleva les foules, qui les jeta à la conquête de l'inconnu et du divin? Était-ce Alexandre III défendant la papauté contre l'empire, luttant jusqu'au bout pour ne rien céder de l'autorité suprême qu'il tenait de Dieu, finissant par vaincre, en posant son pied triomphal sur la tête de Frédéric Barberousse? Était-ce, longtemps après les tristesses d'Avignon, Jules II qui porta la cuirasse et qui raffermit la puissance politique du Saint-Siège? Était-ce Léon X, le fastueux, le glorieux patron de la Renaissance, de tout un grand siècle d'art, mais l'esprit court et imprévoyant qui traitait Luther de simple moine révolté? Était-ce Pie V, la réaction noire et vengeresse, la flamme des bûchers châtiant la terre redevenue païenne, était-ce quelque autre des papes qui régnèrent après le concile de Trente, d'une foi absolue, la croyance rétablie dans son intégrité, l'Église sauvée par son orgueil, son intransigeance, son entêtement au respect total des dogmes? Était-ce, au déclin de la papauté, lorsqu'elle n'avait plus été qu'une maîtresse de cérémonie, réglant le gala des grandes monarchies de l'Europe, était-ce Benoît XIV, la vaste intelligence, le profond théologien, qui, les mains liées, ne pouvant plus disposer des royaumes de ce monde, avait passé sa belle vie à réglementer les choses du ciel? Et l'histoire de cette papauté se déroulait ainsi, la plus prodigieuse des histoires, toutes les fortunes, les plus basses, les plus misérables, comme les plus hautes, les plus éclatantes, une obstinée volonté de vivre qui l'avait fait vivre quand même, au travers des incendies, des massacres et des écroulements de peuples, toujours militante et debout dans la personne de ses papes, la plus extraordinaire lignée de souverains absolus, conquérants et dominateurs, tous maîtres du monde, même les chétifs et les humbles, tous glorieux de l'impérissable gloire du ciel, lorsqu'on les évoquait de la sorte, dans ce Vatican séculaire, où leurs ombres sûrement se réveillaient la nuit, venaient rôder par les galeries sans fin, par les salles immenses, au fond de ce silence anéanti de tombe, dont le frisson devait être fait du léger frôlement de leurs pas sur les dalles de marbre.
Mais Pierre, maintenant, se disait qu'il le connaissait bien, le grand pape que Léon XIII voulait être. C'était, tout au début de la puissance catholique, Grégoire le Grand, le conquérant et l'organisateur. Celui-là était d'antique souche romaine, un peu du vieux sang impérial battait dans son cœur. Il administra Rome sauvée des Barbares, il fit cultiver les domaines ecclésiastiques, il partagea les biens de la terre, un tiers aux pauvres, un tiers au clergé, un tiers à l'Église. Puis, le premier, il créa la Propagande, envoya ses prêtres civiliser et pacifier les nations, poussa la conquête jusqu'à soumettre la Grande-Bretagne à la divine loi du Christ. Et c'était aussi, après un intervalle énorme de siècles, Sixte-Quint, le pape financier et politique, le fils de jardinier qui se révéla, sous la tiare, comme un des cerveaux les plus vastes et les plus souples d'une époque fertile en beaux diplomates. Il thésaurisait, il se montrait d'une avarice rude, pour gouverner en monarque qui a toujours, dans ses coffres, l'or nécessaire à la guerre et à la paix. Il passait des années en négociations avec les rois, il ne désespérait jamais du triomphe. Jamais non plus il ne contrecarrait son temps, il l'acceptait tel qu'il était, puis tâchait de le modifier au gré des intérêts du Saint-Siège, conciliant pour tout et avec tous, rêvant déjà un équilibre européen, dont il comptait devenir le centre et le maître. Avec cela, un très saint pape, un mystique fervent, mais un pape, l'esprit le plus absolu et le plus souverain, doublé d'un politique décidé aux actes pour assurer sur cette terre la royauté de Dieu.
Et, d'ailleurs, Pierre, dans l'enthousiasme qui, malgré sa volonté de calme, remontait en lui, balayait en lui toutes les prudences et tous les doutes, Pierre se demandait pourquoi interroger ainsi le passé. Est-ce que le seul Léon XIII n'était pas celui de son livre, le grand pape dont il avait eu la révélation, qu'il avait peint selon son cœur, tel que les âmes le voulaient et l'attendaient? Ce n'était point sans doute un portrait d'étroite ressemblance, mais il fallait bien que les grandes lignes en fussent vraies, pour que l'humanité ne désespérât pas de son salut. Et des pages nombreuses de son livre s'évoquèrent, flambèrent devant ses yeux, il revit son Léon XIII, le politique sage, le conciliateur, travaillant à l'unité de l'Église, voulant la rendre forte et invincible, au jour prochain de la lutte inévitable. Il le revit dégagé des soucis du pouvoir temporel, grandi, épuré, éclatant de splendeur morale, seule autorité debout, au-dessus des nations, ayant compris le mortel danger qu'il y avait à laisser la solution socialiste entre les mains des ennemis du christianisme, résolu dès lors à intervenir dans la querelle contemporaine, comme Jésus autrefois, pour la défense des pauvres et des humbles. Il le revit se mettre du côté des démocraties, accepter la république en France, laisser à l'exil les rois chassés de leurs trônes, réaliser la prédiction qui promettait à Rome de nouveau l'empire du monde, lorsque la papauté, ayant unifié la croyance, marcherait à la tête du peuple. Les temps s'accomplissaient, César était abattu, le pape demeurait seul, et le peuple, le grand muet, que les deux pouvoirs s'étaient disputé si longtemps, n'allait-il pas se donner au Père, puisqu'il le savait maintenant juste et charitable, le cœur embrasé, la main tendue, accueillant les travailleurs sans pain et les mendiants des routes? Dans l'effroyable catastrophe qui menaçait les sociétés pourries, dans l'affreuse misère qui ravageait les villes, il n'y avait pas d'autre solution possible. Léon XIII le prédestiné, le rédempteur nécessaire, le pasteur envoyé pour sauver ses ouailles du prochain désastre, en rétablissant la communauté chrétienne, l'âge d'or oublié du christianisme primitif! La justice régnant enfin, la vérité resplendissant comme le soleil, tous les hommes réconciliés, plus qu'un peuple vivant dans la paix, n'obéissant qu'à la loi égalitaire du travail, sous le haut patronage du pape, unique lien de charité et d'amour!
Alors, Pierre fut comme soulevé par une flamme, porté, poussé en avant. Enfin, enfin, il allait le voir, vider son cœur, ouvrir son âme! Il y avait tant de jours qu'il souhaitait cette minute passionnément, qu'il luttait de tout son courage pour l'obtenir! Et il se rappelait les obstacles sans cesse renaissants dont on avait voulu l'entraver, depuis son arrivée à Rome; et cette longue lutte, ce succès final inespéré, redoublaient sa fièvre, exaspéraient son désir de victoire. Oui, oui! il vaincrait, il confondrait les adversaires de son livre. Ainsi qu'il l'avait dit à monsignor Fornaro, est-ce que le Saint-Père pouvait le désavouer? est-ce que lui, simplement, n'avait pas exprimé ses idées secrètes, trop tôt peut-être, faute pardonnable? Et il se souvenait aussi de sa déclaration à monsignor Nani, le jour où il avait juré que jamais il ne supprimerait lui-même son livre, car il ne regrettait rien, il ne désavouait rien. A cette minute encore, il s'interrogeait, il croyait se retrouver avec toute sa vaillance, toute sa volonté de se défendre, de faire triompher sa foi, dans la violente excitation nerveuse où l'attente le jetait, après sa course sans fin au travers de ce Vatican énorme, qu'il sentait à son entour si muet et si noir. Cependant, il se troublait de plus en plus, il en venait à chercher ses idées, il se demandait comment il entrerait, ce qu'il dirait, et en quels termes. Des choses confuses et lourdes devaient s'être amassées en lui, car leur pesanteur était pour beaucoup dans son étouffement, sans qu'il voulût s'en rendre compte. Tout au fond, il était brisé, las déjà, n'ayant plus d'autre ressort que l'envolée de son rêve, son cri de pitié devant l'abominable misère. Oui, oui! il entrerait vite, il tomberait à genoux, il parlerait comme il pourrait, laissant son cœur déborder. Et sûrement le Saint-Père sourirait, le renverrait en disant qu'il ne signerait pas la condamnation d'une œuvre, où il venait de se revoir tout entier, avec ses pensées les plus chères.
Pierre eut une telle défaillance, qu'il marcha de nouveau jusqu'à la fenêtre, pour appuyer son front brûlant contre une vitre glacée. Ses oreilles bourdonnaient, ses jambes fléchissaient, tandis que le sang, à grands coups, battait dans son crâne. Et il s'efforçait de ne plus penser à rien, il regardait Rome noyée d'ombre, en lui demandant un peu du sommeil où elle s'anéantissait. Il voulut se distraire de sa hantise, il essaya de reconnaître des rues, des monuments, à la seule façon dont se groupaient les lumières. Mais c'était la mer sans bornes, ses idées se brouillaient, s'en allaient à la dérive, au fond de ce gouffre de ténèbres semé de clartés menteuses. Ah! pour se calmer, pour ne plus penser enfin, la nuit, la nuit totale et réparatrice, la nuit où l'on dort à jamais, guéri de la misère et de la souffrance! Brusquement, il eut la nette sensation que quelqu'un était debout derrière lui, immobile, et il se retourna, avec un léger sursaut.
Debout en effet, dans sa livrée noire, monsieur Squadra attendait. Il eut simplement une de ses révérences, pour inviter le visiteur à le suivre. Puis, il se remit à marcher le premier, traversa la salle du petit trône, ouvrit lentement la porte de la chambre. Et il s'effaça, laissa entrer, referma la porte, sans un bruit.
Pierre était dans la chambre de Sa Sainteté. Il avait craint une de ces émotions foudroyantes qui affolent ou paralysent, on lui avait conté que des femmes arrivaient mourantes, pâmées, l'air ivre, ou bien se précipitaient, comme soulevées, dansantes, apportées par le vol d'ailes invisibles. Et, brusquement, l'angoisse de son attente, sa fièvre accrue de tout à l'heure aboutissait à une sorte de saisissement, à une réaction qui le faisait très calme, les yeux clairs, voyant tout. En entrant, l'importance décisive d'une telle audience lui était nettement apparue, lui simple petit prêtre devant le suprême pontife, chef de l'Église, maître souverain des âmes. Toute sa vie religieuse et morale allait en dépendre, et c'était peut-être cette pensée soudaine qui le glaçait ainsi, au seuil du sanctuaire redoutable, vers lequel il venait de marcher d'un pas si frémissant, dans lequel il n'aurait cru pénétrer que le cœur éperdu, les sens abolis, ne trouvant plus à balbutier que ses prières de petit enfant.
Plus tard, quand il voulut classer ses souvenirs, il se rappela qu'il avait vu Léon XIII d'abord, mais dans le cadre où il était, dans cette grande chambre, tendue de damas jaune, à l'alcôve immense, si profonde, que le lit y disparaissait, ainsi que tout un petit mobilier, une chaise longue, une armoire, des malles, les fameuses malles où se trouvait, disait-on, sous de triples serrures, le trésor du Denier de Saint-Pierre. Un meuble Louis XIV, une sorte de bureau à cuivres ciselés, faisait face à une grande console Louis XV, dorée et peinte, sur laquelle, près d'un haut crucifix, brûlait une lampe. La chambre était nue, rien autre que trois fauteuils et quatre ou cinq chaises recouvertes de soie claire, pour emplir le vaste espace que recouvrait un tapis, déjà fort usé. Et Léon XIII était là, sur un des fauteuils, assis à côté d'une petite table volante, où l'on avait posé une seconde lampe garnie d'un abat-jour. Trois journaux y traînaient, deux français, un italien, celui-ci à demi déplié, comme si le pape venait de le quitter à l'instant, pour tourner, à l'aide d'une longue cuiller de vermeil, un verre de sirop, placé près de lui.