[69] «On lui attribue encore (à saint Jean Damascène), nous ignorons sur quel fondement, deux ouvrages hagiographiques: La vie de saint Barlaam et de saint Josaphat et la Passion de saint Arthémius.» (Patrologie, trad. de l'abbé P. Belet, 1877, p. 625.)
[70] Voir Barlaam und Josaphat. Franzœsisches Gedicht des dreizehnten Jahrhunderts von Gui de Cambrai, herausgegeben von H. Zotenberg und P. Meyer (Stuttgart, 1864), p. 310 seq.—Barlaam und Josaphat von Rudolf von Ems, herausgegeben von Franz Pfeiffer (Leipzig, 1843), p. VIII seq.—Bulletin de l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg (classe historico-philologique), t. IX (1852), nos 20, 21, pp. 300, 309.
[71] Die Quellen des Barlaam und Josaphat, dans la revue Jahrbuch für romanische und englische Literatur, t. II (1860) p. 314 seq., ou dans le volume de M. Liebrecht intitulé Zur Volkskunde (Heilbronn, 1879), p. 441.
[72] On the Migration of Fables, dans la Contemporary Review de juillet 1870, ou dans le 4e volume des Chips from a German Workshop (1875).
[73] Rgya tch'er rol pa, ou Développement des jeux, contenant l'histoire du Bouddha Çâkya Mouni, traduit sur la version thibétaine du Bkah Hgyour, et revu sur l'original sanscrit (Lalitavistâra), par Ph. E. Foucaux (Paris, 1849).
[74] Joasaph est la forme primitive, telle que la donne l'original grec.
[75] Du vivant de son père, Joasaph avait consenti à gouverner la moitié du royaume, et il en avait converti les habitants.—De même, le Bouddha amène son père et les sujets de celui-ci à embrasser la nouvelle religion qu'il prêche (Barthélemy Saint-Hilaire, p. 43).
[76] Suivant les Chinois, la première traduction du Lalitavistâra dans leur langue a été faite vers l'an 76 après Jésus-Christ (Foucaux, op. cit., p. XVI).
[77] Barthélemy Saint-Hilaire, p. 15; Max Müller, Chips from a German Workshop, t. IV, p. 180.
[78] Voici, sur ce nom de Yoûasaf, ce que dit feu M. Reinaud dans son Mémoire géographique, historique et scientifique sur l'Inde antérieurement au milieu du XIe siècle de l'ère chrétienne, d'après les écrivains arabes, persans et chinois (t. XVIII des Mémoires de l'Académie des Inscriptions, p. 90), qui a été lu à l'Académie des Inscriptions, le 28 mars 1845: «Massoudi (auteur arabe) rapporte qu'un des cultes les plus anciens de l'Asie était celui des Sabéens. Suivant lui, il naquit jadis dans l'Inde, au temps où la Perse était sous les lois, soit de Thamouras, soit de Djemschid, un personnage appelé Youdasf, qui franchit l'Indus et pénétra dans le Sedjestan et le Zabulistan, puis dans le Kerman et le Farès. Youdasf se disait envoyé de Dieu, et chargé de servir de médiateur entre le créateur et la créature. C'est lui, ajoute Massoudi, qui établit la religion des Sabéens; or, par la religion des Sabéens, Massoudi paraît entendre le bouddhisme. En effet, il dit que Youdasf prêcha le renoncement à ce monde et l'amour des mondes supérieurs, vu que les âmes procèdent des mondes supérieurs, et que c'est là qu'elles retournent. D'ailleurs... l'auteur du Ketab-al-Fihrist (autre écrivain arabe), qui emploie la forme Youasaf, dit positivement qu'il s'agit du Bouddha considéré, soit comme le représentant de la divinité, soit comme son apôtre. Il est évident que Youdasf et Youasaf sont une altération de la dénomination sanscrite bodhisattva, qui, chez les Bouddhistes, désigne les différents Bouddha.»