LIVRE III
Crimes et délits.
Art. 324.—Dans le cas d'adultère prévu par l'article 336, le meurtre commis par l'époux sur son épouse ainsi que sur le complice à l'instant où il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale est excusable.
Art. 336.—L'adultère de la femme ne pourra être dénoncé que par le mari.
Art. 337.—La femme convaincue d'adultère subira la peine de l'emprisonnement pendant trois mois au moins et deux ans au plus. Le mari restera le maître d'arrêter cette condamnation en consentant à reprendre sa femme.
Art. 339.—Le mari qui aura entretenu une concubine dans la maison conjugale et qui aura été convaincu sur la plainte de la femme sera puni d'une amende de cent francs à deux mille francs.
LETTRES À Mme WALEWSKA
Après la victoire d'Iéna, Napoléon occupa la Pologne et fit dans Varsovie, sa capitale, une entrée glorieuse. Les Polonais, qui avaient vu dans son triomphe l'espoir de leur affranchissement, lui firent un accueil enthousiaste. Les fêtes succédèrent aux fêtes. Au cours de l'une d'elles, dans un bal, Napoléon remarqua Marie Walewska. Pour la première fois peut-être depuis qu'il est empereur, il laissa voir son trouble et l'écrivit, bien que dans un billet bref, où le chef paraît plus que l'amoureux. Ce billet, que Duroc[9] porta, était ainsi conçu:
«Je n'ai vu que vous, je n'ai admiré que vous, je ne désire que vous. Une réponse bien prompte pour calmer l'impatiente ardeur de