LETTRE LVIII
À l'Impératrice, à Paris.
Eylau, 3 heures du matin, 9 février 1807.
Mon amie, il y a eu hier une grande bataille; la victoire m'est restée, mais j'ai perdu bien du monde; la perte de l'ennemi, qui est plus considérable encore, ne me console pas. Enfin, je t'écris ces deux lignes moi-même, quoique je sois bien fatigué, pour te dire que je suis bien portant et que je t'aime.
Tout à toi,
Napoléon.