Adieu, mon amie, porte-toi bien.

Napoléon.


LETTRE CI

À l'Impératrice Joséphine, à Malmaison

Vendredi, 8 heures du matin, 1813.

J'envoie savoir comment tu te portes, car Hortense m'a dit que tu étais au lit hier. J'ai été fâché contre toi pour tes dettes; je ne veux pas que tu en aies; au contraire, j'espère que tu mettras un million de côté tous les ans, pour donner à tes petites-filles lorsqu'elles se marieront.

Toutefois, ne doute jamais de mon amitié pour toi et ne te fais aucun chagrin là-dessus.

Adieu, mon amie; annonce-moi que tu es bien portante. On dit que tu engraisses comme une bonne fermière de Normandie.

Napoléon.