Il me tendit la main.
«Vous ne montez pas avec nous? dit Sperver.
—Non, je vais prévenir Madame la comtesse que le baron de Zimmer-Blouderic sollicite l'honneur de lui présenter ses hommages avant de quitter le château.
—Le baron de Zimmer?
—Oui, cet étranger qui nous est arrivé hier au milieu de la nuit.
—Ah! bon, dépêchez-vous.
—Soyez tranquille … le temps de déboucher les bouteilles, et je suis de retour.»
Il s'éloigna clopin-clopant.
Le mot «déjeuner» avait changé complètement la direction des idées de
Sperver.
«Parbleu! dit-il en me faisant rebrousser chemin, le moyen le plus simple de chasser les idées noires est encore de boire un bon coup. Je suis content qu'on ait servi dans ma chambre; sous les voûtes immenses de la salle d'armes, autour d'une petite table, on a l'air de souris qui grignotent une noisette dans le coin d'une église. Tiens, Fritz, nous y sommes; écoute un peu comme le vent siffle dans les meurtrières. Avant une demi-heure, nous aurons un ouragan terrible.»