Et Fritz dit avec attendrissement:

«Si Sûzel m'aime, tout sera bien! Si par malheur elle ne m'aime pas, la fortune, le rang, la considération du monde, tout n'est plus rien pour moi! J'ai réfléchi, et je ne demande que l'amour de Sûzel.

—Eh bien! donc, s'écria Christel, que la volonté du Seigneur s'accomplisse. Sûzel, tu viens de l'entendre, réponds toi-même. Quant à nous, que pouvons-nous désirer de plus pour ton bonheur? Sûzel, aimes-tu M. Kobus?»

Mais Sûzel ne répondait pas, elle sanglotait plus fort.

Cependant, à la fin, Fritz s'étant écrié d'une voix tremblante:

«Sûzel, tu ne m'aimes donc pas, que tu refuses de répondre?»

Tout à coup, se levant comme une désespérée, elle vint se jeter dans ses bras en s'écriant:

«Oh! si, je vous aime!»

Et elle pleura, tandis que Fritz la pressait sur son cœur, et que de grosses larmes coulaient sur ses joues.

Tous les assistants pleuraient avec eux: Mayel, son balai à la main, regardait, le cou tendu, dans l'embrasure de la cuisine; et, tout autour des fenêtres, à cinq ou six pas, on apercevait des figures curieuses, les yeux écarquillés, se penchant pour voir et pour entendre.