«Hé! bonjour, mademoiselle Katel; mon Dieu, que vous avez donc un grand dîner! toute la ville en parle.
—Chut!» fit la vieille servante. Et la porte se referma. Toutes les oreilles s'étaient dressées dans la salle, et le gros percepteur Hâan dit: «Tiens! quelle jolie voix! Avez-vous entendu? Hé! hé! hé! ce gueux de Kobus, voyez-vous ça!
—Katel.... Katel!» s'écria Kobus en se retournant tout étonné.
La porte de la cuisine se rouvrit.
«Est-ce qu'on a oublié quelque chose, monsieur? demanda Katel.
—Non, mais qui donc est dehors?
—C'est la petite Sûzel, vous savez, la fille de Christel, votre fermier de Meisenthâl? Elle apporte des œufs et du beurre frais.
—Ah! c'est la petite Sûzel, tiens! tiens!... Eh bien, qu'elle entre; voilà plus de cinq mois que je ne l'ai vue.»
Katel se retourna: «Sûzel, monsieur demande que tu entres.
—Ah! mon Dieu, mademoiselle Katel, moi qui ne suis pas habillée?