« Lisbeth, tu peux apporter le café. »

Au même instant, regardant par hasard du côté des fenêtres, il vit passer le vieux Adam Schmitt, et, se levant aussitôt, il alla frapper à la vitre, en disant :

« Voici un vieux soldat de Frédéric, madame Thérèse ; vous serez heureuse de faire sa connaissance ; c’est un brave homme. »

Le père Schmitt était venu voir pourquoi M. le docteur l’appelait, et l’oncle Jacob, ayant ouvert le châssis, lui dit :

« Père Adam, faites-nous donc le plaisir de venir prendre le café avec nous ; j’ai toujours de ce vieux cognac, vous savez ?

— Hé ! volontiers, monsieur le docteur, répondit Schmitt, bien volontiers. »

Puis il parut sur le seuil, la main retournée contre l’oreille, disant :

« Pour vous rendre mes devoirs. »

Alors le mauser, Koffel et Schmitt, debout autour de la table d’un air embarrassé, se mirent à parler entre eux tous bas, regardant madame Thérèse du coin de l’œil comme s’ils avaient eu à se communiquer des choses graves ; tandis que Lisbeth levait la nappe et déroulait la toile cirée sur la table, et que madame Thérèse continuait à me sourire et à me passer la main dans les cheveux sans avoir l’air de s’apercevoir qu’on parlait d’elle.

Enfin Lisbeth apporta les tasses et les petites carafes de cognac et de kirschenwasser sur un plateau, et cette vue fit se retourner le vieux Schmitt, dont les yeux se plissèrent. Lisbeth apporta la cafetière, et l’oncle dit :