Oh ! comme j’aurais voulu m’échapper ! Malheureusement Frantz Sépel, du dehors, retenait la porte à demi fermée ; il n’y avait de place que pour sa tête et celle de Hans Aden, debout sur la pointe des pieds derrière lui.

Le vieux Schmitt s’était retourné :

« Tiens ! c’est Fritzel ! dit-il en se levant. Qu’est-ce qui se passe donc ? »

Il ouvrit la porte, et toute la bande s’enfuit comme une volée d’étourneaux. Je restai seul. Le vieux soldat me regardait tout étonné.

« Qu’est-ce que vous voulez donc, Fritzel ? » fit-il en prenant une braise sur l’âtre pour rallumer sa pipe éteinte.

Puis, voyant Scipio, il le contempla gravement en tirant de grosses bouffées de tabac.

Moi, j’avais repris un peu d’assurance.

« Père Schmitt, lui dis-je, les autres veulent que je vous demande votre traîneau pour descendre de l’Altenberg. »

Le vieux soldat, en face du caniche, clignait de l’œil et souriait. Au lieu de répondre, il se gratta l’oreille en relevant son bonnet, et me demanda :

« C’est à vous, ce chien, Fritzel ?