—Il en meurt tant tous les jours dans les prisons.
—N'as-tu pas les registres?
—Est-ce qu'on a le temps de tenir des comptes de la vie de ces gueux-là?
—Alors, j'irai voir moi-même.
—Va, si tu veux.
—Donne-moi un laissez-passer pour la geôle.
Carrier prit une feuille de papier et écrivit rapidement quelques lignes qu'il signa.
—Voici ce que tu me demandes, dit-il en tendant la feuille à Diégo.
Celui-ci la prit et la mit dans sa poche.
—Je vais m'y faire conduire par Pinard, répondit-il. S'ils vivent encore, je prendrai des précautions pour l'avenir.