—Volontiers.
Boishardy ouvrit l'une des feuilles.
—Décret du 31 juillet 1793, dit-il.
—Mais, interrompit Marcof, si ce décret a quatre mois de date, il doit être connu de tous.
—Non pas, capitaine. Ce décret porte la date du 31 juillet, mais il paraît qu'il est resté longtemps en carton à Paris, car il n'est arrivé ici et n'a été placardé qu'il y a quinze jours.
—Continuez alors.
Boishardy reprit:
—Je vous fais grâce des considérants, messieurs. Il y en a deux pages, dans lesquels ces bandits assassins de la Convention nous traitent de brigands, d'aristocrates; j'en arrive aux arrêtés, les voici:
Arrêtons et décrétons ce qui suit:
«1º Tous les bois, taillis et genêts de la Vendée et de la Bretagne seront livrés aux flammes;