«2º Les forêts seront rasées;

«3º Les récoltes coupées et portées sur les derrières de l'armée;

«4º Les bestiaux saisis;

«5º Les femmes et les enfants enlevés et conduits dans l'intérieur;

«6º Les biens des royalistes confisqués pour indemniser les patriotes réfugiés;

«7º Au premier coup du tocsin, tous les hommes, sans distinction, depuis seize ans jusqu'à soixante, devront prendre les armes dans les districts limitrophes, sous peine d'être déclarés traîtres à la patrie et traités comme tels par tous les bons patriotes.»

Boishardy jeta le papier sur la table.

—Qu'en pensez-vous, messieurs? demanda-t-il; la Convention pouvait-elle mieux agir, et nos gars, en lisant ou en écoutant les termes de ces articles, ne se défendront-ils pas jusqu'à la mort?

—Sans doute! répondit Cormatin.

—Permettez, fit le marquis en s'éventant gracieusement avec son mouchoir. Tout cela est bel et bon, mais ce n'est pas suffisant. Il faut écraser la République et remettre sur le trône nos princes légitimes.