—Je lui demanderai donc ce qu'il avait l'intention de dire.

—C'est fort simple. Il y a ici une confusion de rangs incroyable, vous avez obéi à un Cathelineau. Vous avez pour chefs des gens nés pour pourrir dans les grades inférieurs.

—Comme moi, n'est-ce pas?

—Comme vous, mon cher.

Marcof pâlit. Boishardy voulut s'interposer, le marin l'arrêta.

—Ne craignez rien, dit-il; je traite les hommes suivant leur valeur, et je ne me fâche que contre les gens qui en valent la peine.

Puis, se tournant vers le marquis:

—Monsieur, continua-t-il, vos amis de Gand et de Coblentz nous considèrent, nous, les vrais défenseurs du trône, comme des laquais qui gardent leurs places au spectacle. Si vous leur écrivez, rappelez-leur ce que je vais vous dire; et, si vous ne leur écrivez pas, faites-en votre profit vous-même.

—Qu'est-ce donc, je vous prie?

—C'est que, n'ayant rien fait, ils n'ont droit à rien, et qu'ils ne pourront être désormais quelque chose qu'avec notre permission et notre volonté.