—C'est bien! je te suis.

Piétro sortit et referma la porte. Diégo revint vivement vers le marquis.

—Dans deux heures je serai de retour, dit-il. Réfléchis, et sache bien qu'il faut que ta réponse soit décisive. La liberté et la vie en échange de la fortune de Julie. La mort de ta femme, celle de ton frère et la tienne si tu refuses. Dans deux heures! Si tu te laissais mourir avant, j'agirais comme si tu avais refusé. Tu vois que la tête est bonne et que je prévois tout. Adieu! ou plutôt au revoir; à bientôt!

Et Diégo s'élança au dehors.

Philippe était atterré. Il n'entendit pas Piétro rentrer près de lui. Le geôlier s'arrêta cependant devant le gentilhomme, et, le considérant attentivement, il murmura:

—Ah! ce pauvre homme est le frère de Marcof! Eh bien! je vais d'abord lui donner la moitié de mon pain. Après, nous verrons.


[XXV]

[A BRIGAND, BRIGAND ET DEMI]

Diégo trouva l'aide de camp du proconsul dans la cour de la prison. Tous deux se dirigèrent rapidement vers Richebourg. Carrier était seul dans son cabinet.