Pinard, sous l'étreinte de Marcof, joua son rôle à merveille. Il savait que la moindre hésitation de sa part, le plus léger signe surpris, la plus simple parole empreinte de trahison eussent été le signal d'une mort immédiate. Il présenta Marcof comme l'un des braves patriotes annoncés dans sa lettre du matin.
—C'est lui qui t'a aidé à fuir? demanda Carrier.
—Oui, répondit le marin en s'avançant.
—Tu as donc séjourné parmi les brigands.
—Comme tu le dis.
—Longtemps?
—Trois mois.
—Où cela?
—Un peu partout, dans les environs de Nantes.
—Quoi! ont-ils de leurs bandes si proches de la ville?