—La porte est doublée de fer, dit-il; pendant qu'ils l'abattront, nous aurons le temps de fuir.

—Par où? demanda Boishardy.

Piétro désigna les fenêtres. Il y en avait trois toutes garnies de barreaux de fer.

—Nous n'aurons pas le temps de scier les barreaux, fit observer Marcof.

—Ils le sont, répondit le geôlier. Détachez-les vite.

Keinec, Boishardy et Jocelyn s'élancèrent. Effectivement, les barreaux des trois fenêtres, sciés habilement, aux deux extrémités, n'offrirent aucune résistance. Pendant ce temps, Piétro, ouvrant un coffre, en tirait trois cordes à nœuds.

—Attachez cela, dit-il; j'ai ménagé un barreau exprès. Comme il n'y a pas de prisonniers dans cette aile, on ne pose plus de sentinelle au dehors de ce côté.

—Mais, dit Marcof, tu avais donc tout préparé?

—Sans doute. Puisque cet homme était ton frère, je devais le sauver.

—Oui, ajouta Philippe, ce pauvre garçon m'avait promis de fuir avec nous.