Keinec s'élança sur le banc de quart et Jahoua s'approcha du bastingage. Marcof les suivit des yeux et laissa échapper un geste d'impatience.

—Qu'avez-vous, mon ami? demanda Marie-Augustine.

—J'ai que je serais complètement heureux si ces deux gars pouvaient l'être également.

—Pauvres jeunes gens!

—Oui, plaignez-les, car ils sont véritablement à plaindre. Jadis ennemis acharnés, maintenant frères dévoués l'un à l'autre, le bonheur du premier doit faire le malheur du second.

—Leur amour n'a pas faibli?

—Nullement.

—Et lequel Yvonne aime-t-elle?

—Elle préfère Jahoua, mais la pauvre enfant s'efforcera d'aimer Keinec; c'est lui qu'elle doit épouser.

—Pourquoi?