—Concernant la République?
—Oui et non.
—Explique-toi.
Au lieu de répondre, Diégo prit son portefeuille, en tira une lettre, et, la dépliant, il la présenta tout ouverte au proconsul.
—Lis cela! dit-il.
Carrier se pencha en avant et lut à voix haute:
«Je présente mes amitiés fraternelles au citoyen Carrier et lui ordonne, au nom de la République française, une et indivisible, d'avoir égard à tout ce que pourra lui communiquer le citoyen Fougueray à l'endroit d'un aristocrate caché sous un faux nom et détenu à Nantes. Il s'agit de l'un des deux hommes pour lesquels j'ai déjà donné au citoyen commissaire des ordres antérieurs.
«Cette lettre doit être toute confidentielle, et ne pas sortir des mains du citoyen Fougueray.
«Salut et fraternité,
Robespierre.