—Je l'ai réveillé moi-même, et je l'ai vu monter à cheval... Il doit être arrivé depuis près d'une heure.
—Bien.
—Il nous faudra voir le cadavre.
—Oh! nous le verrons!
—Et si l'on s'opposait à notre examen?
—Impossible! Nous ferions tant de bruit que l'on n'oserait... et s'il y a fourberie...
—S'il y a tromperie, interrompit le chevalier, nous constaterons le fait, en silence! Ce sera une arme de plus entre nos mains, et une arme terrible!...
Les deux cavaliers arrivèrent à la porte du château. La cour était pleine de paysans et de domestiques. On prit les deux arrivants pour d'anciens amis du marquis, et chacun s'empressa de leur faire place. Le comte et le chevalier mirent pied à terre. Aussitôt un homme vêtu de noir s'avança vers eux.
—Ah! c'est vous, docteur! fit le chevalier. Avez-vous vu notre pauvre marquis?
—Pas encore; je vous attendais.