—Le marquis a-t-il fait un testament?
—Je n'en sais rien; mais je ne le crois pas.
—Alors, n'ayant eu aucun enfant de ses deux mariages, ses biens reviendront à des collatéraux?
—C'est possible.
Le comte et le chevalier poussèrent un profond soupir.
—Jocelyn, dit brusquement le comte, venons au fait. Nous ne pouvons malheureusement rien prétendre sur l'héritage; mais, avant que la justice soit venue ici mettre les scellés, nous sommes les maîtres de la maison... Or, la justice va venir avant une heure; d'ici là, agissons.
—Que voulez-vous donc? demanda Jocelyn.
—Nous voulons que tu nous livres immédiatement tout ce qu'il y a au château, d'or, d'argent et de pierreries...
—Mais...
—Oh! n'hésite pas! l'honneur de ton maître te met à notre discrétion; souviens-toi!...