—C'est toi, Keinec? demanda-t-il.

—Oui, répondit le jeune homme.

—Viens!

Après avoir franchi l'espace d'une centaine de pas, Marcof s'arrêta devant une porte étroite et basse, pratiquée dans la muraille. Il tira la petite clé de sa poche et il ouvrit cette porte.

—Suis-moi, dit-il à Keinec.

Tous deux entrèrent. Marcof, en homme qui connaît parfaitement les aîtres, guida son compagnon à travers le dédale des allées et des taillis. Bientôt ils arrivèrent devant le corps de bâtiment principal.

Marcof se dirigea vers l'angle du mur, il pressa un bouton de cuivre, il fit jouer un ressort, et une porte massive tourna lentement sur ses gonds. A peine cette porte fut-elle ouverte, qu'une bouffée de cet air frais et humide, atmosphère habituelle des souterrains, les frappa au visage.

Marcof tira un briquet de sa ceinture, fit du feu, alluma une torche et avança. Keinec le suivit silencieusement. Un escalier taillé dans le roc les conduisit en tournant sur lui-même dans un premier étage inférieur.

—Où sommes-nous donc, Marcof? demanda Keinec à voix basse.

—Dans les caveaux du château de Loc-Ronan, répondit le marin.