Et, se précipitant hors du caveau sépulcral, Marcof entraîna Keinec avec lui. Dès qu'ils furent remontés, et après avoir refermé l'entrée secrète du souterrain, ils se dirigèrent vers une autre porte, dissimulée dans la muraille. Mais au moment de frapper à cette porte ou de faire jouer un ressort, Marcof s'arrêta.

—Nous ne devons pas entrer par ici, dit-il; faisons le tour et allons sonner à la grille. Mais, écoute, Keinec, avant de sortir d'ici, il faut que tu me fasses un serment, un serment solennel! Jure-moi, sur ce qu'il y a de plus saint et de plus sacré au monde, de ne jamais révéler à personne ce dont nous venons d'être témoins!

—Je te le jure, Marcof! répondit Keinec. Pour moi, comme pour tous, M. le marquis de Loc-Ronan est mort, et bien mort!...

—Partons, maintenant.

—Tu oublies quelque chose.

—Quoi donc?

—Nous n'avons pas remis ce cercueil à sa place, et nous avons laissé la tombe ouverte.

—Qu'importe! Jocelyn et moi avons seuls les clés du caveau, et je vais parler à Jocelyn...

Keinec se tut. Les deux amis firent rapidement le tour du mur extérieur, et allèrent sonner à la grille d'honneur. On fut longtemps sans leur répondre. Enfin un domestique accourut.

—Que demandez-vous? fit-il.