—Sorcier de malheur! reprit celui-ci avec violence, je t'attacherai un jour au bout d'une de mes vergues!

Keinec demeura impassible. Marcof frappait du pied avec colère.

—Encore une fois, viens à bord.

—Non!

—Tu refuses?

—Oui.

—Tu viendras malgré toi! s'écria le marin.

Et, se précipitant sur Keinec, il le terrassa avec une rapidité effrayante. Keinec ne put même pas se défendre. Il fut lié, garrotté et bâillonné en un clin d'oeil. Cela fait, Marcof le prit dans ses bras et le transporta dans les genêts.

—Maintenant, se dit-il, les papiers de l'armoire de fer m'apprendront peut-être la vérité.

Abandonnant Keinec, qu'il devait reprendre à son retour, il se dirigea rapidement vers le château. A peine eut-il disparu, qu'un homme de haute taille, écartant les genêts, se glissa jusqu'à Keinec, tira un couteau de sa poche, trancha les liens et enleva le bâillon.