—Ne veux-tu donc pas de mon amitié?

—Est-elle franche?

—Ne suis-je pas aussi bon Breton que toi, Keinec?

—Si. Marcof. Pardonne-moi et soyons amis. Tu sais bien que je ne demande pas mieux...

—Et moi, tu sais aussi que je t'aime comme mon matelot, et que j'estime comme il convient ton courage et ton brave coeur! C'est pour cela, vois-tu, mon gars, c'est pour cela que je suis fâché de ce que tu vas faire!...

—Et que vais-je donc faire?

—Tu vas tuer Yvonne et Jahoua.

—Si je voulais la mort de ceux dont tu parles, je n'aurais eu qu'à rester à terre, et, à cette heure, ils rouleraient noyés sous les vagues.

—Oui! mais c'est la main de Dieu et non la tienne qui les aurait frappés! Tu n'aurais pas assisté au spectacle de leur agonie; tu n'aurais pas répandu toi-même ce sang dont ta haine est avide et dont ton amour est jaloux!.....

—Tais-toi, Marcof, tais-toi!... murmura Keinec.