—Est-ce que je ne dis pas la vérité?.... Ai-je raison?...
—C'est possible!
—Tu vois bien que, maintenant qu'ils sont à terre, maintenant qu'ils n'ont plus rien à craindre de la tempête, tu vois bien que c'est toi qui les tueras!
—Que t'importe.
—J'aime Yvonne comme si elle était ma fille!...
—C'est un malheur, Marcof, mais il faut qu'Yvonne meure; il le faut!... Elle a trahi ses serments! elle est parjure! elle sera punie! répliqua Keinec d'une voix sombre et résolue.
Marcof se leva et fit quelques pas dans la cabine, puis, revenant brusquement à son interlocuteur:
—Keinec, dit-il, je te répète que j'aime Yvonne comme ma fille. Si tu dois la tuer, ne reparais jamais devant moi, jamais, tu m'entends? Si, au contraire, tu pardonnes, eh bien! ta place est marquée dans cette cabine, et je te la garderai jusqu'au jour où tu voudras venir la prendre.
—Si tu aimes Yvonne comme tu le dis, murmura Keinec, pourquoi ne m'empêches-tu pas d'accomplir mon projet?
—Parce qu'il faudrait te tuer toi-même?