—Que veux-tu, alors?... Parle!
—Oh! tu es bien pressé!
—Corps du Christ! s'écria le bandit; faut-il t'envoyer une balle dans le crâne pour te délier la langue?
—Le moyen ne serait ni nouveau ni ingénieux, répondit tranquillement Marcof. Allons! ne te mets pas en colère. Tu es fort laid, mio caro, quand tu fais la grimace. Tiens, prends ce papier et tâche de lire si tu peux.
Le bandit, stupéfait d'une pareille audace, étendit machinalement la main pour prendre le sauf-conduit.
—Un instant! fit Marcof en l'arrêtant.
—Encore! hurla le bandit exaspéré de la froide tranquillité de cet homme qui ne paraissait nullement intimidé de se trouver entre ses mains.
—Écoute donc! il faut s'entendre avant tout; connais-tu Diégo?
—Diégo?
—Oui.