La guerre était terminée; il n'avait plus rien à faire en Amérique; il consentit. Deux mois après, nous abordâmes à Brest. Le lendemain nous étions à Loc-Ronan. Tu te rappelles notre arrivée, Jocelyn?
—Oh! sans doute, mon bon maître, répondit le vieux serviteur.
Le marquis continua:
—L'impatience me dévorait. Le soir même j'emmenai Marcof dans ma bibliothèque, et là je le priai de me raconter son histoire. Il le fit avec simplicité. Lorsqu'il eut terminé:
—Ne vous rappelez-vous rien de ce qui a précédé votre arrivée chez le pécheur? lui demandai-je.
—Rien, me répondit-il.
—Quoi! pas même les traits de celui qui vous y conduisit?
—Non; je ne crois pas. Mes souvenirs sont tellement confus, et j'étais si jeune alors.
—Soupçonnez-vous quel pouvait être cet homme?
—Je n'ai jamais cherche à le deviner.