—A Cavaccioli! dit Hermosa; et puisse-t-il danser le plus tard possible au bout d'une corde!
—A Cavaccioli! répéta Raphaël en choquant son verre contre celui que lui présentait Diégo.
Et il but à longs traits.
—Allons, Hermosa! reprit Raphaël en posant son verre vide sur la table et en saisissant le flacon d'une autre main pour le remplir de nouveau. Allons, Hermosa! chante-nous quelque-uns de tes joyeux refrains, cela égayera un peu ces murailles, qui n'ont guère entendu que des psaumes et des litanies!
—Et que veux-tu que je chante, Raphaël?
—Ce que tu voudras, pardieu!
—Une chanson française?
—Sang du Christ! interrompit Diégo en italien, fi des chansons françaises! Une chanson du pays, cara mia! une chanson en patois napolitain.
Hermosa se recueillit quelques instants, puis elle se leva et commença d'une voix fraîche encore et vibrante ces couplets si répétés à Naples, et que depuis plus d'un siècle les lazzaroni ont chantés sur tous les airs connus:
Pecque qu'a ne me vide